ODECLICK

Archive pour la catégorie 'Compagnonnages'

Chats pitres

Posté : 22 novembre, 2018 @ 3:27 dans Compagnonnages | Pas de commentaires »

« Poils doux ? Oreilles en pointes ? Pattes de velours ? Roméo, Rambo, matou, gros minet, minou, mistigri ou raminagrobis… chat de gouttière et chats siamois, chatte noire, et persan échevelé… C’est bien vrai, nous sommes félins pour les autres.

Car « Les gens qui aiment les chats évitent les rapports de force. Ils répugnent à donner des ordres et craignent ceux qui élèvent la voix, qui osent faire des scandales. Ils rêvent d’un monde tranquille et doux où tous vivraient harmonieusement ensemble. Ils voudraient être ce qu’ils sont sans que personne ne leur reproche rien.

Les gens qui aiment les chats sont habiles à fuir les conflits et se défendent fort mal quand on les agresse. Ils préfèrent se taire, quitte à paraître lâches. Ils ont tendance au repli sur soi, à la dévotion. Ils sont fidèles à des rêves d’enfant qu’ils n’osent dire à personne. Ils n’ont pas du tout peur du silence. Ils ne s’arrangent pas trop mal avec le temps qui passe, leur songe intérieur estompe les repères, arrondit les angles des années.

Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu’ils ont, car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes ni pour les autres. Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l’amour aille de soi, sans effort, et qu’on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.

Les gens qui aiment les chats, avec infiniment de respect et de tendresse, auraient envie d’être aimés de la même manière – qu’on les trouve beaux et doux, toujours, qu’on les caresse souvent, qu’on les prenne tels qu’ils sont, avec leur paresse, leur égoïsme, et que leur seule présence soit un cadeau. Dans le doute de pouvoir obtenir pour eux-mêmes un tel amour, ils le donnent aux chats. Ainsi cela existe. Ça console.

Les gens qui aiment les chats font une confiance parfois excessive à l’intuition. L’instinct prime la réflexion. Ils sont portés vers l’irrationnel, les sciences occultes. Ils mettent au-dessus de tout l’individu et ses dons personnels et sont assez peu enclins à la politique. Les tendances générales, les grands courants, les mouvements d’opinion, les embrasements de foule les laissent aussi circonspects que leur animal devant un plat douteux. Et si leur conviction les pousse à s’engager, une part d’eux-mêmes reste toujours observatrice, prête au repli dans son territoire intime et idéaliste, toujours à la frange, comme leurs compagnons, d’un pacte avec la société et d’un retour vers une vie sauvage dans l’imaginaire.

Les gens qui aiment les chats sont souvent frileux. Ils ont grand besoin d’être consolés. De tout. Ils font semblant d’être adultes et gardent secrètement une envie de ne pas grandir. Ils préservent jalousement leur enfance et s’y réfugient en secret derrière leurs paupières mi-closes, un chat sur les genoux.

À quoi penses-tu ?

À rien

Tu ne dis rien. Tu es triste ?

Oh, non !

Tu es fatigué ?

Non, je rêve, c’est tout.

Enfin, j’ai cru remarquer que les gens qui aiment les chats étaient souvent ainsi…

J’aime les chats.  »  (ANNIE DUPEREY)

Vulnérabilité

Posté : 22 novembre, 2018 @ 3:09 dans Compagnonnages | Pas de commentaires »

« Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée. C’est d’avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C’est d’avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir même une âme même perverse. C’est d’avoir une âme habituée…. On n’a jamais vu mouiller ce qui était verni, on n’a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n’a pas vu tremper ce qui était habitué… Les « honnêtes gens » ne mouillent pas à la grâce. C’est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu’on nomme tels, n’ont point de défauts eux-mêmes dans l’armure. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute.

   Ils ne présentent pas cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, un point de suture éternellement mal joint, une mortelle inquiétude, une invincible arrière-anxiété, une amertume secrète, un effondrement perpétuellement masqué, une cicatrice éternellement mal fermée…

Parce qu’ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui est tout…. »  

PEGUY

rouault4Rouault

Sagesse

Posté : 5 septembre, 2018 @ 2:38 dans Compagnonnages | Pas de commentaires »

On raconte qu’un vieux rabbin demandait un jour à ses élèves à quel signe on pouvait reconnaître le moment précis où la nuit s’achève et où le jour s’instaure.
« Est-ce, demandèrent les élèves, quand on peut sans peine distinguer de loin un chien d’un mouton ?
Non, dit le rabbin.
Est-ce quand on peut distinguer sans peine un dattier d’un figuier ?
Non, dit encore le rabbin.
Alors quand donc, Maître ?

C’est lorsque, perdu dans une foule, le visage de n’importe quel inconnu vous devient aussi précieux que celui d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur, d’un fils ou d’une fille, d’un époux, d’une épouse, d’un ami.

Celui à qui pareille chose n’est arrivée,

qu’il sache simplement ceci :

il fait toujours nuit dans son cœur. »

 

11224061_743338622438795_4594278098415529983_n

Arcabas

Posté : 4 septembre, 2018 @ 9:32 dans Compagnonnages | Pas de commentaires »

Le peintre Jean-Marie Pirot, dit Arcabas s’est éteint à l’âge de 92 ans. Originaire de Lorraine, il a marqué de son empreinte artistique le massif de la Chartreuse en Isère notamment avec la réfection sur plus de trente ans de l’église de Saint-Hugues de Chartreuse.

Arcabas peignait dix heures par jour, deux cent cinquante jours par an. Le reste du temps était disait-il « imparti aux errements, à la détresse, à la recherche obstinée d’une « conscience d’être » brusquement égarée, sans laquelle plus rien n’est possible, surtout pas l’élaboration passionnée et souvent hasardeuse de ces sortes de miroirs appelés œuvres d’art. »

Même s’il a créé les décors et les costumes de « La danse de la mort » de Strinberg ou des « Justes » de Camus pour la Compagnie des Alpes, il tient sa renommée de son oeuvre dans le domaine du sacré.
Jean-Marie Pirot était professeur à l’école des beaux arts de Grenoble, ce sont ses élèves qui l’ont surnommé Arcabas. Spécialisé dans l’art religieux, il s’est surtout fait connaître avec une oeuvre monumentale qu’il a réalisée sur plus de trente ans : l’ensemble d’art sacré de l’église Saint-Hugues-de-Chartreuse à St Pierre de Chartreuse. Il s’agit de l’une des réalisations les plus abouties de l’art sacré contemporain, composée de cent onze de ses oeuvre de peintures, sculptures, et mobilier.

Image de prévisualisation YouTube

Le jour…

Posté : 18 juillet, 2018 @ 9:18 dans Compagnonnages | Pas de commentaires »

Il a été attribué à tort à Charlie Chaplin, car il l’aurait récité lors d’un de ses anniversaires. Il a été écrit en fait par Kim McMillen, une femme, écrivain.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment, et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…Estime de soi
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal quand je vais contre mes convictions. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Authenticité
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Maturité
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne dans le seul but d’obtenir ce que je veux en sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…… Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…Respect
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire …personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Amour Propre
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans , j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Simplicité
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui j’ai découvert … l’Humilité
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et ça s’appelle…Plénitude
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié très précieux Tout ceci est….SAVOIR VIVRE !
 » Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter… …Du chaos naissent les étoiles. « 
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
1234
 

Laterredesgrandestours |
Lesblogueurs |
CapHerFrance |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Chroniques d'un pauvre...
| Réverbère
| Etoiles de compagnie