ODECLICK

Archive pour la catégorie 'Formes sensibles'

Floralie

Posté : 27 juillet, 2018 @ 10:51 dans Formes sensibles | Pas de commentaires »

« La nature a partout ses douceurs, elle a partout ses merveilles. ”
Guillaume-Thomas Raynal

Fleurs
Album : Fleurs

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Clartés

Posté : 22 juin, 2018 @ 9:58 dans Formes sensibles | Pas de commentaires »

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Fissures

Posté : 26 novembre, 2017 @ 12:05 dans Formes sensibles | Pas de commentaires »

« Il y a une fissure, une fissure dans tout, pour laisser entrer la lumière. » Leonard Cohen

 

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Emerveillement

Posté : 26 novembre, 2017 @ 11:02 dans Formes sensibles | Pas de commentaires »

L’émerveillement est une  » épiphanie  » : l’éclat soudain de la  » merveille  » que nos yeux – et nos cœurs – habitués, fatigués, épuisés sont incapables de reconnaître. L’émerveillement lève  » un coin du voile  » sur la splendeur secrète, enclose au cœur de la plus humble réalité – dont nul cœur n’est déserté et qui ruisselle au creux de nos blessures, celles du moins qu’on se fait dans le tourment d’aimer. L’émerveillement nous fait épouser une  » CLAIRE-VOYANCE, plus vigilante en nous que la lucidité « , en connivence profonde avec un autre regard qu’on peut espérer très proche du regard de Dieu. L’émerveillement ne s’épuise pas et sans cesse renaît de ses cendres.

Ainsi de ce  » vieux couple  » qui s’avance vers Jésus, dans la gravure de Rembrandt dite  » La Pièce aux cent florins. Ces deux-là viennent de très loin, de très en amont d’eux-mêmes, d’un courage ancestral qui fait immémoriale la tradition des pauvres. Le  » miracle  » est là, évident : ces deux-là s’aiment toujours. Ce qui les relie, aujourd’hui plus solidement encore qu’hier, porte un beau nom : « sollicitude ». Le temps qui passe, le temps qui use est épreuve impitoyable, mais aussi mesure de l’amour, car  » l’amour n’est pas seulement ce qu’on croit quand on commence… il y faut du temps, de la patience…  » Et Ramuz conjugue ici avec Milosz :  » L’amour et la précipitation font mauvais ménage. C’est à la patience que se mesure l’amour : un pas égal et sûr, telle est l’allure de l’amour.  » Ainsi l’entêtement de cette femme qui durcit ses traits n’a rien à voir avec un quelconque endurcissement du cœur. Elle sait d’expérience que la vie n’est pas tendre et qu’elle ne plaisante pas avec ceux qu’elle accable : à bien des égards, son homme est un fardeau « . Mais un simple geste suffit pour démentir, si besoin était, l’apparente dureté de son visage : sa main. Cette main qu’elle a passé sous l’aisselle de son  » vieux « , là où les muscles s’absentent, en ce lieu du corps qui demeure, avec la nuque, le  » féminin de l’homme  » : espace d’enfance et de totale dépendance. Son autre main tient ferme la main qui pend, inutile et sans doute définitivement inerte. Il faut aimer beaucoup pour aller d’instinct à ces gestes-là, en contrepoint d’une approche qui fut allègre, qui fut légère, au temps des premières audaces et des grands bonheurs. Ces gens-là ne sont pas en représentation : ils EXISTENT, péniblement, douloureusement, magnifiquement. Et de cette magnificence ils n’ont sans doute aucune conscience, car l’authentique n’a rien à voir avec l’exceptionnel.  » L’authentique, écrit René Habachi, épouse la banalité de l’heure qui passe, la simplicité, le tic-tac monotone. Et quand il rejoint, par inadvertance, l’héroïsme ou la sainteté, il leur fait un visage banal, buriné par la modestie des tâches quotidiennes. La paume de la main est modeste, mais le geste est royal. C’est l’aristocratie du cœur.  » Ce vieux couple participe de cette royauté-là, la seule qui vaille de compter. Les  » Pauvres  » – et eux seuls – ont le secret de l’espérance. Car l’espérance n’est pas rêveuse ; elle est tenace, elle est têtue – « butée  » – plus entêtée que le malheur. Et c’est l’espérance, plus encore que le malheur, qui les a plantés là et qui nous plante avec eux dans la certitude de n’en pas bouger. Ainsi va l’obstination silencieuse et ardente qu’on nomme  » intercession « . On ne  » retombe  » pas en enfance : cette façon de parler est le signe d’un mépris conjoint et de l’enfance et du grand âge. L’enfance n’est pas un puits où l’on tombe comme une pierre dans la nuit de l’eau. L’enfance est une SOURCE. Et si on y revient, c’est pour boire à longs traits l’eau qui désaltère, pour étancher cette soif de clairvoyance et de tendresse qui, seules, nous retiennent d’être parfaitement inhumains. Cette enfance-là a la vie dure : elle tient tête et s’obstine, même si les mains tremblent et si la tête se brouille. Elle est courageuse, maladroite parfois, pitoyable peut-être, mais belle, belle de ne pas renoncer. Cette enfance-là coule de source dans la fontaine du REGARD. Le regard est une fontaine, inépuisable, inaltérable. C’est lui qui lave, c’est lui qui sauve, qui régénère. Regard qui est d’amour, il ré-engendre, restaure, re-suscite et descelle en chacun des sources encore captives. Un grand bonheur les habite, une inflexible douceur qui les met pour toujours à l’abri de la peur. L’amour seul, qu’il soit regard ou caresse, peut dénuder sans humilier. Seul l’amour qui est tendresse sait dénuder pour guérir et magnifier. Il nous plonge dans un océan qui est, tout entier, celui de la miséricorde. Le regard, s’il est d’amour, est limpide à l’égal de l’eau des pierres les plus rares. Il est un puits profond, comme sont les chants d’amour, quand les mots sourdent et ruissellent de l’insondable du cœur : Et l’on se prend alors à murmurer : bénie soit la détresse et bénie soit à travers elle, la tendresse qui me font plus émerveillé de vivre, plus libre, plus aimant, que jamais que je n’aurais osé… fut-ce dans mes rêves les plus fous.

Extraits de Paul BAUDIQUEY
(auteur d'" Un Évangile selon Rembrandt ", Éd. MAME)

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Adagio

Posté : 20 novembre, 2017 @ 2:05 dans Formes sensibles | Pas de commentaires »

« L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver  » (Georges Sand)

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